Les dernières élections au Maroc ont donné lieu à un dénouement inattendu : Le raz de marée pjdiste n’a pas eu lieu, le parti de l’Istiqlal est arrivé premier, l’USFP a perdu des plumes et surtout le taux de participation a été ridicule (37%) surtout après que Sa Majesté le Roi Mohamed VI eût mis tout son poids politique pour inciter les marocains à voter et traitant ceux qui prônaient l’abstention de nihilistes.
Le Maroc se retrouve donc avec un premier ministre désigné par le Palais et que tous les marocains abhorrent (Affaire Alnajat). Choix politique qui se défends car ce personnage est le leader du Parti qui a gagné les élections. Et là je me permets une petite digression pour souligner le fait que les membres de ce parti auraient dû envoyer chier ce connard depuis belle lurette et que les marocains n’auraient dû jamais voté pour un parti avec autant d’antécédents et qui a un nom qui nous renvoie au début des années quarante.
Je ne savais pas trop quoi penser de ce choix jusqu’à ce que je tombe sur cette entrevue de Bakchich avec M.Khalid Jamaï et où il déclare : ‘Sa nomination est une réaction typiquement alaouite, les Alaouis étant réputés être têtus. Selon moi, elle peut s’interpréter de deux façons. D’abord, Mohammed VI s’est dit « vous n’avez pas été voté comme je vous l’ai dit alors je nomme comme Premier ministre celui que vous haïssez le plus ». Les Marocains détestent en effet Abbas El Fassi, entre autre à cause de l’affaire Annajat et ont vécu sa nomination comme une catastrophe. Ils se disent « Mohammed VI n’avait pas le droit de nous faire ça, c’est une insulte »… Autre interprétation possible : Mohammed VI n’apprécie pas Abbas el Fassi et l’a jeté dans la fosse aux lions. Vu son discrédit, Abbas permettra au roi d’encore plus gouverner sans partage puisque Mohammed VI apparaîtra comme un recours. La monarchie sera alors plus exécutive que jamais.’
Et il s’en trouve encore des blogueurs pour louanger la gestion de ‘bon père de famille’ du Palais.
Mince consolation, il y aura 7 femmes au pouvoir. Ceci donnera peut-être des idées à d’autres femmes pour participer davantage à la vie politique et sociale.
Pour une analyse plus pointue, faites un tour chez Ibn Kafka.
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21 octobre 2007
Élections ou référendum
7 septembre 2007
Je pense à toi
Ce matin, j’ai une pensée particulière pour le Maroc. C’est jour d’élections, quelques 15 millions d'électeurs marocains étaient inscrits pour exercer leur droit de vote.
Je ne sais pas à quoi m’attendre de ce scrutin : Entre la montée supposée du PJD (Apparement duquel on devrait se méfier car il fait appel à la religion), l’éparpillement des voix qui risque de se produire avec 33 partis en lice, la déconfiture annoncée des vieux partis qui n’ont jamais réussi à se renouveler et Sa majesté qui déclare que « l’essence des élections ne réside pas dans la confrontation à propos des orientations majeures de la nation, qui est matière de consensus national [..] , et nous serons les garants de leur continuité, même si les conditions changent, car c’est ainsi que nous voyons la monarchie nationale », j’ai surtout tendance à me croiser les doigts et à espérer qu’un jour ça sera la vraie démocratie.
Par contre, une chose est sûre : Au Maroc, aucune femme avec le visage complètement couvert ne pourrait voter. Contrairement à ce qui risque d’arriver le 17 septembre prochain au Canada !